Sauté de veau aux olives à l’italienne : une sauce nappante après 1 h 30 de cuisson
Publié par : Elena Marchetti — Rédactrice spécialisée en gastronomie
Relu, corrigé et validé par : Marine Fournier — Rédactrice en chef
Ce plat mijoté associe des cubes de veau fondants, une sauce tomate relevée par le vin blanc et des olives au goût salin. Pour réussir ce sauté de veau aux olives à l’italienne, trois gestes comptent particulièrement : colorer la viande sans l’entasser, déglacer correctement les sucs, puis maintenir un frémissement très doux.
Les ingrédients et le bon choix des produits
Cette recette est prévue pour 4 personnes. Comptez 30 minutes de préparation et environ 1 h 30 de cuisson. Choisissez de préférence de l’épaule, du collier ou du tendron de veau. Ces morceaux conviennent à une cuisson longue et deviennent moelleux en cocotte. Demandez au boucher des cubes réguliers, ou découpez la viande en morceaux de 3 à 4 cm.
- 600 g d’épaule, de collier ou de tendron de veau en cubes
- 150 g d’olives dénoyautées, vertes, noires ou Taggiasche
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 1 gros oignon
- 2 gousses d’ail
- 150 g de pulpe de tomate ou de tomates concassées
- 100 ml de vin blanc sec
- 250 ml de bouillon de veau ou de volaille
- 1 cuillère à soupe de farine
- 1 branche de romarin
- 3 feuilles de sauge ou 1 feuille de laurier
- Sel et poivre du moulin
Quelles olives privilégier ?
Les olives vertes apportent une saveur franche, végétale et légèrement ferme. Les olives noires donnent une note plus ronde, avec une légère amertume. Les petites olives Taggiasche, typiques de Ligurie, conviennent si vous recherchez un goût italien plus délicat et fruité.
Goûtez les olives avant de les cuisiner. Si elles sont très salées, rincez-les rapidement, puis séchez-les. Attendez la fin de la cuisson pour saler la sauce. Vous pourrez ainsi ajuster l’assaisonnement après la réduction du liquide.
| Type d’olive | Profil en bouche | Moment conseillé |
|---|---|---|
| Verte dénoyautée | Vive, charnue et plus salée | 30 minutes avant la fin |
| Noire | Douce, ronde et légèrement amère | À mi-cuisson |
| Taggiasche | Fine, fruitée et peu agressive | 20 minutes avant la fin |
La recette pas à pas en cocotte
Prévoyez une cocotte assez large pour que les morceaux de viande touchent le fond chaud sans former une masse compacte. Cette précaution favorise une bonne coloration. Si les cubes sont trop serrés, ils rendent leur eau et cuisent au lieu de dorer.
- Préparez les aromates. Pelez et ciselez l’oignon. Hachez finement l’ail. Épongez soigneusement les cubes de veau avec du papier absorbant, puis poivrez-les.
- Faites dorer le veau. Chauffez l’huile d’olive à feu vif. Saisissez la viande en deux fournées, pendant environ 5 minutes par fournée. Retournez les morceaux pour les colorer sur plusieurs faces, puis réservez-les dans un plat.
- Construisez la base de sauce. Baissez légèrement le feu. Faites revenir l’oignon dans les sucs pendant 4 à 5 minutes, sans le laisser brunir. Ajoutez l’ail et la farine, puis mélangez pendant 1 minute.
- Déglacez la cocotte. Versez le vin blanc sec et grattez le fond avec une spatule en bois. Les sucs caramélisés se dissolvent dans le liquide et donnent plus de profondeur à la sauce.
- Lancez le mijotage. Ajoutez la pulpe de tomate, le bouillon, le romarin et la sauge. Remettez le veau dans la cocotte, mélangez, couvrez et laissez cuire à feu doux pendant 1 heure. Le liquide doit à peine frémir.
- Ajoutez les olives et réduisez la sauce. Incorporez les olives après cette première heure. Poursuivez la cuisson pendant 20 à 30 minutes. Gardez le couvercle si le niveau de sauce est juste, puis retirez-le sur la fin pour obtenir une texture nappante. Retirez les herbes avant de servir.
Les repères qui rendent le veau tendre et la sauce juste
Coloration, mijotage et réduction : trois temps distincts
Une viande colorée n’est pas encore cuite. Le feu vif sert à former une croûte et à développer les sucs aromatiques. Le moelleux arrive ensuite, pendant la cuisson longue et douce. Gardez le couvercle durant l’essentiel du mijotage pour conserver l’humidité, puis découvrez la cocotte sur la fin pour laisser l’eau s’évaporer.
Un gros bouillon peut durcir les fibres et faire attacher la tomate au fond de la cocotte. Surveillez donc la cuisson et réduisez le feu si nécessaire. Le liquide doit seulement frémir autour des morceaux.
La sauce se concentre au fil de la réduction. La tomate, le vin, le bouillon et le sel naturellement présent dans les olives deviennent plus intenses. Il vaut mieux goûter après les 20 dernières minutes à découvert que saler généreusement au début. Vous pourrez alors ajouter, si besoin, un peu de bouillon, du poivre ou une pointe d’acidité.
Si la texture n’est pas celle attendue
- La sauce est trop liquide : laissez cuire 10 à 15 minutes sans couvercle, à feu modéré. Remuez de temps en temps. Évitez d’ajouter trop de farine en fin de cuisson, car elle alourdirait la sauce.
- La sauce est trop épaisse : versez un peu de bouillon chaud, cuillère par cuillère, jusqu’à retrouver une consistance souple.
- Le veau manque de tendreté : prolongez le mijotage de 15 à 20 minutes à feu doux. Les morceaux ne contiennent pas tous la même quantité de collagène et peuvent donc demander un temps légèrement différent.
- Les olives dominent : ajoutez quelques cuillères de pulpe de tomate et laissez reprendre doucement la cuisson. La tomate rééquilibre leur salinité.
Ce qui distingue l’inspiration italienne des autres versions méditerranéennes
Il n’existe pas une recette italienne unique, mais cette version s’appuie sur un soffritto d’oignon et d’ail, une base de tomate, du vin blanc et des herbes comme le romarin ou la sauge. Les olives Taggiasche donnent une note ligure. Des olives vertes ou noires conviennent aussi à une interprétation familiale.
Une version provençale se rapproche souvent de la tomate, de l’ail et des herbes du Sud, avec un parfum de thym plus marqué. La recette corse peut être plus puissante et privilégier les produits du maquis ou des olives locales. Dans une version grecque, l’origan, le citron ou la cannelle peuvent davantage entrer dans le ragoût.
Ici, le vin blanc, la sauge et le romarin dessinent une ligne italienne équilibrée. Ces ingrédients accompagnent le goût doux du veau sans le masquer. La tomate apporte la base de la sauce, tandis que les olives ajoutent du relief au plat.
Accompagnements, service et préparation à l’avance
Servez ce sauté bien chaud dans des assiettes creuses, avec assez de sauce pour napper l’accompagnement. Les pâtes creuses, comme les rigatoni ou les penne, retiennent particulièrement bien le jus. Une polenta souple, du riz ou des pommes de terre vapeur conviennent aussi.
Pour apporter de la fraîcheur, accompagnez le plat de haricots verts, de fenouil rôti ou d’une salade de roquette simplement assaisonnée. Ces garnitures allègent l’ensemble sans concurrencer la sauce tomate et les olives.
Un vin blanc sec doté d’une belle fraîcheur accompagne naturellement la tomate et les olives. Si vous préférez le rosé, choisissez un rosé de gastronomie plutôt qu’un vin trop léger. Un Sancerre rosé ou un Bordeaux clairet peut trouver sa place à table.
Le plat peut être préparé la veille. Refroidissez-le rapidement, conservez-le au réfrigérateur dans un récipient fermé, puis réchauffez-le doucement. Si la sauce a trop épaissi, ajoutez un peu de bouillon pendant le réchauffage. Les saveurs auront ainsi le temps de bien se mêler.




